En bref Ton prix est un seuil : tu reçois les offres des campagnes qui paient au moins autant, tu touches la rémunération de la campagne en entier, et la commission de Leg Up est payée par la marque, en plus.
D'abord, comment fonctionne ton prix
Quand tu ajoutes une course dans « Mes courses », tu choisis les zones que tu loues et tu fixes un prix pour chacune, de 5 à 1 000 €. Tu peux les modifier jusqu'au jour de la course (une zone déjà engagée dans une campagne reste louée, évidemment).
De son côté, une marque qui lance une campagne fixe une rémunération par coureur, la même pour tout le monde. Son offre part vers les coureurs qui correspondent à ses critères et dont le prix ne dépasse pas cette rémunération.
Conséquences pratiques :
- ton prix est un plancher, pas une étiquette. Tu demandes 12 € pour ton mollet, la campagne paie 15 € : tu touches 15 € ;
- trop haut, il ne te pénalise pas, il te met juste hors jeu pour les campagnes qui paient moins. Pas d'offre, pas de notification, un silence poli ;
- tu baisses ton prix pendant qu'une campagne est ouverte et tu passes sous sa rémunération ? Tu reçois son offre, tant que sa date limite n'est pas passée.
Et quand une marque règle sa campagne, elle voit combien de coureurs correspondent à la rémunération qu'elle propose. Un prix raisonnable, c'est un mollet de plus dans son compteur.
Les zones, et ce qu'elles valent pour une marque
Une marque n'achète pas de la peau, elle achète des images. Ce qui compte, c'est ce que voient les photos.
- Les mollets. Le grand classique. Vus de dos dans le peloton, de profil sur les photos de parcours. Fins, musclés, poilus, lisses : on aime les chicken legs comme les autres, et les marques aussi. Tu peux louer le droit, le gauche ou les deux.
- Les avant-bras. Ils se lèvent sous l'arche d'arrivée, et c'est souvent la photo que tout le monde garde. C'est aussi la seule zone que tu vois toi-même en courant.
- Les épaules. Très visibles en débardeur, beaucoup moins sous un t-shirt. Une épaule couverte, c'est une affiche rangée dans un placard : tiens-en compte dans ton prix et dans ta tenue.
- Les cuisses et la joue. Elles existent aussi, pour les profils créatifs.
- Le front. La zone la plus photographiée, et la plus engageante : c'est le plus dur à cacher au bureau le lundi. A priori, moins de coureurs la proposent, ce qui peut justifier un prix plus élevé.
Chaque course a son règlement, et certaines interdisent des zones. Si une zone est interdite sur ta course, tu ne pourras pas l'y louer.
Ce qui fait monter ta valeur
Dans une même campagne, tout le monde touche la même rémunération. Ta valeur, c'est donc le nombre de campagnes auxquelles tu as accès et tes chances d'être retenu quand la marque choisit elle-même ses coureurs. Plus ces deux-là sont élevés, plus tu peux te permettre un prix ambitieux.
- La course. Une grande course attire plus de photographes et de spectateurs, et en principe plus de marques.
- La publication sur les réseaux. Si tu acceptes de publier, tu fixes un supplément par publication, par exemple 5 €, affiché sur ton profil. Certaines campagnes ne sont envoyées qu'aux coureurs qui publient, et le nombre d'abonnés se vérifie en connectant ton compte.
- La régularité d'entraînement. Connecte tes applis de course (ou importe tes exports) : certaines marques filtrent sur l'activité, du genre « a couru au moins 3 fois le mois dernier ».
- Une belle galerie. Ta photo de couverture est mise en avant auprès des marques. Une photo d'arrivée vaut mieux qu'une photo floue de ton plat de pâtes.
- Un profil complet. Présentation, club, ville. Ton profil sportif (niveau, et si tu veux sexe, taille, corpulence) reste facultatif et privé : le renseigner te rend visible pour les campagnes qui filtrent dessus, ne pas le renseigner est ton droit le plus strict.
- La fiabilité. L'historique de tes courses montre tes sponsors et le statut de tes preuves. Un coureur qui envoie toujours sa preuve, ça se remarque. L'inverse aussi : trop de preuves non envoyées peuvent mener à un avertissement, puis à une suspension.
Le prix délirant, et pourquoi l'éviter
1 000 € le mollet, c'est permis, et on admire la confiance. Mais pour que tu reçoives une offre, il faut qu'une campagne paie au moins ce montant. Ton mollet à 1 000 € attendra donc patiemment, au chaud, que quelqu'un le remarque.
La méthode qui marche mieux : commence à un prix raisonnable, regarde les offres qui arrivent, ajuste. Tu as jusqu'au jour de la course pour changer d'avis.
Louer plusieurs zones
Sur une même course, une zone ne se loue qu'à une marque. Mais rien ne t'empêche de louer ton mollet à l'une et ton avant-bras à une autre. Ton mollet gauche et ton mollet droit peuvent même travailler pour deux marques différentes : ils ne se parlent pas beaucoup de toute façon.
Deux règles à connaître :
- une campagne « les deux mollets » regarde la somme de tes deux prix. À 15 € le mollet, elle doit payer au moins 30 € pour te trouver ;
- une campagne « un mollet au choix » regarde le moins cher des deux.
Garde quand même un peu de peau pour toi. Au-delà de quatre marques, tu ne cours plus un semi, tu fais une tournée promotionnelle.
Objectif « dossard remboursé » : un exemple de calcul
Les chiffres qui suivent sont des exemples, pas des prix du marché. Le marché, c'est toi qui le fais, en fixant ton prix.
Imaginons un semi-marathon dont le dossard coûte 40 €. Tu loues :
- ton mollet droit à une boulangerie de quartier, dont la campagne paie 15 € ;
- ton avant-bras gauche à une appli de méditation, 12 €, plus 5 € de supplément pour une publication sur tes réseaux, soit 17 € ;
- ton mollet gauche à une start-up locale, 10 €.
Total : 15 + 17 + 10 = 42 €. Dossard remboursé, et 2 € de rab pour le café d'après-course.
À une condition, évidemment : chaque campagne doit décoller (atteindre son minimum à sa date limite), et tu dois prendre le départ, finir la course et faire valider tes preuves. Un coureur qui ne part pas ou qui abandonne n'est pas payé. « Dossard remboursé », c'est un objectif, pas une garantie.
Et la commission de Leg Up, dans tout ça ?
Leg Up prend une commission de 20 %, mais elle ne sort pas de ta poche. Elle s'ajoute au budget de la marque, qui paie la rémunération des coureurs, la commission, l'envoi des tatouages s'il y en a un, et la TVA sur ces frais. Toi, tu touches la rémunération de la campagne en entier.
Inutile donc de gonfler ton prix « pour compenser les frais » : il n'y a rien à compenser.
Une fois ta preuve validée (par la marque, ou d'office si elle ne répond pas sous 5 jours), ta rémunération part sur ton compte de versement. Ton IBAN, lui, se saisit directement chez notre prestataire de paiement.
Le rappel fiscal, pas drôle mais utile
Ce que tu gagnes sur Leg Up, ce sont des revenus, à déclarer. Leg Up transmet les informations requises à l'administration fiscale. Pour savoir comment ça s'applique à ta situation, renseigne-toi auprès de l'administration fiscale. Un mollet bien géré, c'est aussi un mollet bien déclaré.
Every mile counts. Now every calf too.