En bref Tu loues une zone de ton corps à une marque le temps d'une course, tu portes son tatouage temporaire, tu envoies une photo avec ton dossard, et tu es payé.
Ton mollet mène une double vie
Le jour d'une course, ton mollet droit passe devant des spectateurs, des photographes, des bénévoles, des caméras de téléphone et au moins un tonton qui crie « allez, c'est bientôt fini » au 8e kilomètre d'un marathon. Il a une vie publique intense. Il ne touche rien pour ça.
Pendant ce temps, la passion a un prix : le dossard, les chaussures, les chaussettes « techniques », le train pour aller courir à l'autre bout de la France, la pasta party. Ton mollet travaille dur. Il serait temps qu'il ramène un peu d'argent à la maison.
C'est l'idée de Leg Up.
Leg Up, c'est quoi ?
Leg Up met en relation des coureurs inscrits à une course et des marques. Tu proposes une ou plusieurs zones de ton corps (un mollet, les deux, un avant-bras, une épaule, et même le front pour les plus audacieux), chacune avec ton prix. Une marque te réserve. Le jour J, tu portes son tatouage temporaire. Après la course, tu envoies ta preuve et tu es payé.
C'est tout. Pas d'abonnement, pas de tenue fluo imposée, pas de slogan à hurler au 25e kilomètre. Juste un tatouage, une photo, et un virement.
Comment ça marche, en quatre étapes
1. Tu ajoutes ta course
Dans « Mes courses », tu choisis l'événement, ta distance, ton numéro de dossard et ton temps visé (on ne juge pas, promis). Puis tu indiques les zones que tu loues, chacune avec son prix, de 5 à 1 000 €.
Oui, 1 000 €. On aime les gens ambitieux. Petit conseil quand même : un mollet à 15 € trouve preneur plus vite qu'un mollet à 1 000 €, même très bien dessiné.
2. Tu reçois des offres
Quand une marque lance une campagne sur ta course et que ton profil correspond, tu reçois son offre : la zone demandée, la rémunération, le nombre de places, la date limite et, surtout, la façon dont tu récupères les tatouages. Envoi à domicile ou retrait à une adresse avec des horaires : tu le sais avant de dire oui. Pas de mauvaise surprise du genre « viens chercher tes tatouages à 80 km, mardi entre 14 h et 14 h 15 ».
Selon la campagne, soit les premiers engagés sont retenus (premier arrivé, premier servi, comme au ravito), soit tu candidates et la marque choisit. Si elle ne répond pas dans les temps, ta candidature est validée d'office, dans la limite des places. Campagne déjà complète ? Tu peux rejoindre la liste d'attente : si une place se libère, elle t'est proposée et tu as 24 heures pour dire oui. Et tu peux toujours refuser une offre, sans te justifier.
3. La campagne décolle (ou pas)
Chaque campagne a un minimum de coureurs. À sa date limite, en général 15 jours avant la course, deux possibilités :
- le minimum est atteint : la campagne est validée, on te prévient, les tatouages arrivent ;
- le minimum n'est pas atteint : la campagne est annulée, on te prévient aussi, et tu n'as rien à faire. Tu n'as rien perdu, à part un bref espoir de gloire publicitaire.
4. Tu cours, tu prouves, tu touches
Le matin de la course, tu poses ton tatouage sur une peau propre et sèche. Après la ligne d'arrivée (avant la douche, c'est mieux), tu prends une photo du tatouage avec ton dossard bien lisible et tu l'envoies depuis ton espace, jusqu'à 7 jours après la course.
La marque valide ta preuve. Si elle ne répond pas sous 5 jours, ta preuve est validée d'office. Ta rémunération part alors sur ton compte de versement. Ton mollet vient de toucher son premier salaire. Tu peux être fier de lui.
Bon à savoir : pour la photo, demande à un proche ou à un copain de club de la prendre. Le selfie d'arrivée, bras tremblants et dossard plié, a ses limites. Le tatouage net, le numéro lisible, et c'est gagné.
L'argent, parlons-en franchement
- La marque paie d'avance, et Leg Up garde l'argent jusqu'à la course. Personne ne part avec la caisse.
- Ton prix est ton prix : les frais de Leg Up sont payés par la marque, en plus de ta rémunération.
- Tu es payé une fois ta preuve validée, par virement. Ton IBAN se saisit chez notre prestataire de paiement, pas chez nous.
- Si tu ne prends pas le départ ou si tu abandonnes, tu n'es pas payé et la marque est remboursée de ta place. Pas de kilomètres, pas de mollet rémunéré. C'est cruel, mais c'est logique.
- Ce que tu gagnes est un revenu, donc à déclarer. Leg Up transmet les informations requises à l'administration fiscale. On préfère te le dire maintenant plutôt qu'au moment de remplir ta déclaration.
« Et si je me blesse la veille ? »
Ça arrive, et ce n'est la faute de personne (sauf peut-être de ce trottoir). Jusqu'à une semaine avant la course, tu te désistes librement depuis ton espace. Après, tu écris à Leg Up depuis « Leg Up et moi », motif « désistement de dernière minute », avec un justificatif si tu en as un (c'est facultatif). Aucune pénalité. Si la course est dans trois jours ou plus, ta place est proposée à la liste d'attente ; sinon, la marque est remboursée. Toi, tu te soignes.
Ce qui reste privé
- Ton profil public montre ton prénom, l'initiale de ton nom, ta ville, ton club et ta présentation. Jamais ton adresse, ta date de naissance ni ton profil sportif.
- Ton adresse postale n'est visible que par Leg Up et par les marques des campagnes où tu t'engages, pour t'envoyer tes tatouages.
- Ton profil sportif (sexe, taille, corpulence, niveau) est facultatif. Il sert aux filtres des marques et n'est jamais affiché.
- Tu choisis les catégories de marques que tu refuses. Et de toute façon, il n'y a ni alcool, ni tabac, ni paris sur Leg Up.
Les questions qu'on nous pose (vraiment)
Ça part ? Oui. Le tatouage tient la course, la sueur et les verres d'eau renversés au ravito. Le soir, un peu d'huile ou d'alcool sur un coton, puis du savon, et il ne reste rien.
C'est permanent ? Jamais. Temporaire uniquement. Ton mollet retrouve sa liberté le soir même.
Il faut être un champion ? Non. Les marques filtrent par niveau, et certaines cherchent justement des premiers marathons. Lent ou rapide, un mollet reste un mollet.
Il faut publier sur Instagram ? Non. La publication est une option. Si tu l'acceptes, tu fixes un supplément (par exemple 5 €), et seules les campagnes qui le demandent te le proposent.
Et le front, vraiment ? Seulement si tu l'as proposé. C'est l'emplacement préféré des photographes, et le plus dur à expliquer au bureau le lundi.
Il faut quel âge ? 18 ans minimum.
En résumé
Tu cours déjà. Tes mollets travaillent déjà. Leg Up leur trouve simplement un employeur pour la journée.
Every mile counts. Now every calf too.