En bref Choisis une course qui te ressemble, fixe un objectif à trois niveaux, compte à rebours pour caler ton plan, teste tout ton matériel en sortie longue, règle la logistique tôt et prépare ta tête autant que tes jambes.
1. Choisir la bonne course
Toutes les courses ne se valent pas, et la meilleure n'est pas forcément la plus célèbre. Avant de sortir la carte bancaire, pose-toi quelques questions.
- La distance : est-elle cohérente avec ton expérience ? Un premier semi se prépare en deux à trois mois, un premier marathon demande en général quatre mois et une base solide.
- La date : laisse-toi assez de semaines de préparation, et regarde ce qui se passe dans ta vie à ce moment-là (vacances, déménagement, période chargée au travail).
- Le profil : un parcours plat et roulant pour viser un chrono, un parcours vallonné pour le paysage. Regarde le dénivelé positif annoncé, le fameux D+.
- L'ambiance : une grande course en ville, avec des milliers de coureurs et du public, ou une course de village où l'on se connaît au ravito ?
- La logistique : temps de trajet, hébergement, horaires de départ, consigne.
Les grandes courses affichent souvent complet des mois à l'avance : quand tu as choisi, inscris-toi sans traîner.
2. Lire le règlement (oui, vraiment)
Le règlement de la course dit tout ce que tu dois savoir et que personne ne lit : l'âge minimum, le temps limite, les barrières horaires, le matériel obligatoire en trail, les conditions d'annulation et de transfert de dossard, et les justificatifs demandés.
En France, pour les courses sur route encadrées par la Fédération française d'athlétisme, les coureurs non licenciés doivent en général compléter le Parcours (ou Pass) Prévention Santé de la FFA, en ligne, avant de s'inscrire ou de retirer leur dossard. Les modalités ont évolué ces dernières années : vérifie sur le site de la FFA et dans le règlement de ta course ce qui est demandé, et pour combien de temps c'est valable.
Le règlement précise aussi ce qui est permis sur le corps et sur la tenue : certaines courses limitent les marques visibles, notamment quand un partenaire de l'épreuve a l'exclusivité d'un secteur. C'est pour ça que Leg Up saisit les règles course par course.
3. Fixer un objectif (ou plutôt trois)
« Finir » est un objectif parfaitement honorable, surtout pour une première. Si tu vises un chrono, base-le sur une course récente et non sur ton meilleur jour d'il y a trois ans. Les calculateurs d'équivalence (10 km vers semi, semi vers marathon) donnent un ordre d'idée, à prendre avec prudence pour un premier marathon.
L'astuce des coureurs expérimentés : trois objectifs.
- Objectif A, le jour parfait : tout va bien, la météo est avec toi.
- Objectif B, le jour normal : un chrono réaliste, que tu seras content d'avoir.
- Objectif C, le jour sans : finir, en bon état, et avec le sourire sur la photo.
Le jour J, la météo ou une mauvaise nuit peuvent changer la donne. Avoir un plan B évite de transformer un jour moyen en mauvais souvenir.
4. Compter à rebours
Une fois la date fixée, pars du jour de la course et remonte le calendrier.
- Les dernières une à trois semaines : l'affûtage, on réduit le volume.
- Avant : le cœur de la préparation, avec les séances spécifiques et les sorties longues.
- Au début : une base d'endurance, et un peu de vitesse.
Ordres de grandeur souvent utilisés : six à huit semaines de préparation spécifique pour un 10 km, huit à douze pour un semi, douze à seize pour un marathon. Pour ce dernier, notre plan en 16 semaines détaille tout, semaine par semaine.
Place une course test quatre à six semaines avant l'objectif (un 10 km avant un semi, un semi avant un marathon) : elle valide ton allure et te fait répéter la routine d'avant-course.
5. Tester tout le matériel
Le jour J n'est pas un jour pour découvrir. Tout ce que tu porteras doit avoir été testé à l'entraînement, idéalement sur une sortie longue :
- les chaussures, avec déjà quelques dizaines de kilomètres, mais pas en fin de vie ;
- les chaussettes, le short, le t-shirt ou la brassière : les coutures se révèlent au 25e kilomètre ;
- la ceinture ou le porte-dossard, le porte-gels ;
- la montre, ses écrans et ses alertes ;
- les gels, la boisson et le petit-déjeuner (notre article sur la diététique du coureur t'aide à choisir) ;
- l'anti-frottements sur les zones sensibles.
Et si tu cours avec un tatouage Leg Up, fais un essai de pose quelques jours avant sur une petite zone, surtout si ta peau est sensible.
6. Régler la logistique tôt
C'est la partie la moins glamour, et celle qui gâche le plus de courses quand elle est bâclée.
- Hébergement et transport : réserve tôt pour les grandes courses, les hôtels proches du départ partent vite. Vérifie les horaires des transports le dimanche matin, souvent réduits.
- Retrait du dossard : note les jours, les horaires et les pièces à présenter.
- Repérage : regarde le parcours, l'emplacement des ravitaillements, les difficultés, la zone d'arrivée et le point de rendez-vous avec tes proches.
- Le matin : calcule l'heure du lever en partant de l'heure du départ, avec le petit-déjeuner deux à trois heures avant, le trajet, la consigne et la file d'attente des toilettes (toujours plus longue que prévu).
7. Préparer la tête
Le mental se travaille aussi. Quelques outils simples :
- Découpe la course en morceaux : un 10 km, puis un autre, puis « plus qu'une sortie du dimanche ».
- Prépare des phrases courtes pour les moments durs : « Relâche les épaules. », « Un ravito à la fois. ».
- Visualise le départ, les passages difficiles et l'arrivée. Ça paraît étrange, ça marche pour beaucoup de coureurs.
- Accepte d'avance que tout ne sera pas parfait. Un coup de moins bien au 28e n'est pas la fin de la course.
8. La dernière semaine
Elle a ses propres règles : moins courir, bien dormir, manger malin, préparer ses affaires la veille, partir prudemment. Nous lui avons consacré un article entier : « J-7 : l'art délicat de ne (presque) rien faire avant la course ».
La check-list de la veille
- Dossard et épingles (ou porte-dossard), puce si elle est séparée.
- Tenue testée, adaptée à la météo, plus une couche à jeter ou à laisser à la consigne pour l'attente.
- Chaussures, chaussettes, anti-frottements.
- Montre chargée, téléphone chargé.
- Gels, boisson, petit-déjeuner prévu.
- Pièce d'identité, justificatifs demandés, ticket de consigne.
- De quoi te changer et manger après l'arrivée.
- Pour un tatouage Leg Up : tes tatouages, un peu d'eau, un mouchoir, et ton téléphone pour la photo preuve à l'arrivée.
Tu as tout ? Alors il ne reste plus qu'à dormir. Ou à essayer.